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     Ce chapitre à pour but de mieux comprendre les grandes périodes qui ont marqué l’histoire du mont.

Chronologie Mont-des-Cats

     Le tableau ci-dessus résume brièvement « l’histoire » des êtres humains durant la préhistoire, ceci afin de mieux situer l’époque ou vivaient les premiers habitants du mont des Cats.

LE MONT DES CATS ETAIT HABITE IL Y A CINQ MILLE ANS

     Une découverte archéologique du plus haut intérêt a été effectuée au Mont des Cats. En travaillant son terrain, un habitant du versant Sud-ouest a exhumé d'une profondeur d'environ un mètre de la surface du sol, un dépôt d'armes préhistoriques, en pierre taillée, composé d'une centaine de pièces.
     Elles mesurent environ 20 centimètres de longueur en moyenne et ont la forme d'un couteau ou d'un poignard. Certaines d'entre elles possèdent, à une extrémité, un évidement pour y loger le pouce de manière à bien assurer l'arme dans la main. C'est avec ces outils primitifs que nos ancêtres chassaient et se battaient.
     Des archéologues spécialisés dans la préhistoire ont examiné ces objets avec beaucoup d'attention. De leurs déclarations, il résulte que leur âge remonte à environ 5.000 ans avant J.C.
     La fabrication de ces armes s'opérait en frappant l'un contre l'autre deux silex de manière à enlever des éclats pour arriver à la forme désirée. C'est pourquoi l'on dit « l'âge de la pierre taillée ».
     Mais d'où venaient ces gens et comment vivaient-ils alors qu'il n'y avait ni cavernes ni grottes pour les abriter? Les archéologues estiment que ces ancêtres ont précédé ici l'arrivée des gaulois venus d'Europe centrale six cents ans environ avant J.-C. On ne possède évidemment aucun renseignement sur leur origine.
     Il est démontré, par des trouvailles analogues provenant d'autres régions, qu'ils connaissaient l'usage du feu qu'ils obtenaient en « battant le briquet » c'est-à-dire en frappant l'un contre l'autre deux silex. Les étincelles enflammaient des feuilles sèches.
     Pour s'abriter, ils creusaient des trous dans le sable ou entre les racines de grands arbres et recouvraient les ouvertures avec des branchages, des feuilles, de la terre, des cailloux, etc.
     Il faut donc admettre qu'ils jouissaient d'une constitution particulièrement robuste pour vivre dans de pareilles conditions, sous un climat souvent rigoureux.
     Sur ce sujet, on peut échafauder de nombreuses hypothèses.
     Quoiqu'il en soit, il est certain que, il y a cinq mille ans, des hommes et des femmes vivaient au Mont-des-Cats d'une manière sédentaire.

L’ indicateur 1961

LE DEPOT DE LAMES DE SILEX DU MONT DES CATS

     Le dépôt de lames de silex du Mont des Cats, a été découvert vers 1955 dans une carrière de sable de l’Yprésien supérieur, à environ un mètre de profondeur au lieu-dit « Kruys-Straete », sur la commune de Godewaersvelde. En 1961, l’abbé G. Tieghem, répertoriait, étudiait et assurait la sauvegarde de ces lames. A cette occasion, il en publiait un rapport succinct (Tieghem – 1963). Elles ont été en outre signalées par R. Agache dans les Informations archéologiques de la circonscription Nord – Picardie (R. Agache – 1966).
     Les circonstances de la découverte demeurent assez confuses. Selon les dires de l’inventeur, les lames se présentaient suivant une disposition rayonnante dans une poche vide de sédiment. Les débris de ce qui avait été interprété à l’époque comme un sac, n’ont pas été recueillis.
     Cet ensemble constitué de 84 lames brutes, entières ou fracturées, de 14 outils sur support laminaires et de 2 éclats, se caractérise par la grande taille de bon nombre de ses pièces. Celles-ci sont issues de rognons de silex de teintes variées où dominent dans une proportion de 80% les nuances grises et noires. Ce matériau dont l’origine, probablement locale, est difficile à situer avec précision, ne présente ni altération ni patine.

LES LAMES BRUTES.

     Les caractères morphologiques de bon nombre de ces pièces mettent en évidence, de la part de leurs auteurs, une certaine maîtrise dans les techniques de débitage. La longueur des lames entières est comprise entre 6 et 21 centimètres, avec un pourcentage maximum entre 11 et 13. L’une de ces lames, dont la partie mésiale fait défaut, atteignait vraisemblablement une longueur supérieure. La longueur moyenne, représentée par 50% d’entres elle, est comprise entre 11 et 15 centimètres. Leur largeur maximale est comprise entre 1,5 et 6 centimètres, mais sur la même pièce elle peut varier dans un rapport de 1 à 4 ; les lames parallèles représentent cependant 52% de l’ensemble. Toutes ces lames sont parfaitement utilisables, elles présentent au moins un bord tranchant rectiligne (44 %).

Mont-des-Cats Lames de silex

LES OUTILS

     Les outils constituent 14% de l’ensemble des pièces étudiées. Les grattoirs sur bouts de lames, toujours retouchées, sont majoritaires. Le reste consiste en troncatures retouchées et en lames à retouches partielles. Les grattoirs sont au nombre de huit. Trois d’entre eux sont doubles sur lames retouchées, les autres sont simples.
     Le choix de la longueur des pièces, la similitude technique qui caractérise les produits de débitage et les supports des outils, la provenance commune d’un même rognon de silex et les remontages de certains d’entre eux, confèrent à cet ensemble une homogénéité incontestable. Le caractère de dépôt ou au moins d’ensemble clos ne semble pas faire de doute. Même si, au dire de l’inventeur, l’intégralité des lames n’a pas été collectée, l’aspect sélectif du matériel, composé d’un nombre anormal de lames brutes toutes parfaitement utilisables et ayant été l’objet d’un choix, semble bien confirmer les observations faites au moment de la découverte.
     Il s’avère particulièrement difficile de replacer un tel ensemble dans un contexte chronologique, à partir d’observations essentiellement technologiques, lorsque celles ci ne paraissent pas caractériser une période particulière. Le contexte très flou de cette découverte ancienne ne nous a pas aidé non plus dans cette tâche.
     En vertu ce ces considérations, il ne nous appartient pas de situer cette série dans le temps. En raison de son caractère inhabituel, elle méritait cependant d’être mieux connue.

J. Hurtrelle, J.-F. Piningre.
Revue du Nord. T. LVIII –N°231 – Octobre-Décembre 1976

ORIGINES DE LA FLANDRE

     La Flandre, il y a 2.000 ans, était en partie inondée. Les hommes y vivaient autant sur l'eau que sur la terre ferme, en se servant de barques du même genre que les escutes et bacoves encore utilisées aujourd'hui par les habitants de Clairmarais, près de Saint-Omer. En 1802, on a retrouvé profondément enfoncé dans la tourbe, à Flines, non loin de la Scarpe, un bateau préhistorique taillé tout entier dans le tronc d'un chêne, comme les pirogues des sauvages. Par ailleurs, des traces de palafittes (huttes sur pilotis) ont été reconnues à Houplin, près de Seclin.
     La partie Est de la Gaule Belgique s'appelait Morinie, à cause de ses nombreux marais, moëres; autour de ces marais croissaient d'épaisses broussailles. Cette nature du sol a valu leur nom à plusieurs des localités qui avoisinent le mont des Cattes; ainsi Meorghem, ville de marais, primitivement Broïl ou Bruël (marécage), est aujourd’hui Merville; Hazebrouck veut dire: marais herbeux; Boeschèpe: juridiction du bois. Les noms ont presque tous une origine flamande: Estaires est l'orthographe francisée de Stegers; Nieppe, une contraction de Van Ypen, nom d'un ruisseau; dans la Flandre française, Cassel, la Gorgue, Bailleul et les endroits qui portent un nom de saint échappent à cette règle étymologique.
     Pour les Romains, la Morinie était le bout du monde; Virgile chantait extremique homi­num Morini. César s'en était fait des alliés; Cassel, que les Ménapiens avaient possédée, se trouvait en son pouvoir. Quant à la montagne qui fait l'objet de ce travail, le P. Malbrancq prétend y avoir découvert des vestiges de fortifications romaines. Il parait en cela se tromper; du moins ces restes ont complètement disparu : perierunt etiam ruinae. Les seules vieilleries que le terrain nous ait fournies, en dehors des fossiles, sont quelques haches celtiques.
     Au temps des Gaulois, notre région faisait partie de la Gaule Belgique. Le Mont-Cassel était l'oppidum principal — c'est-à-dire le refuge — des Ménapes et des Morins, peuples riverains de la mer du Nord et de la Manche, quand César envahit leur territoire en l'an 56 avant Jésus-Christ. Mais le double obstacle des marais de la Lys et de la forêt de Nieppe l'empêcha d'atteindre Cassel.
     Deux cents ans plus tard, le géographe Strabon disait des Ménapes et des Morins : Ils se cachent, avec toutes leurs familles au fond de ces forêts où se trouvent quelques petites îles entourées de marais. Il leur reconnaissait en même temps, comme déjà César, l'intrépidité commune aux Belges quand leur indépendance était menacée.
     Strabon décrivait ainsi leur costume, leur genre de vie et leurs habitations:
     "Ils portent le sagum (manteau à capuchon), et de larges braies, et laissent croître leur chevelure. Ils ont des habits ouverts et à manches qui descendent jusqu'à la cuisse. (C'est la blouse des paysans sur les champs de foire). La laine de leurs troupeaux est rude, mais rasée près de la peau ; ils en font d'épais sagums qu'ils nomment laena. Leurs armes se composent d'un long glaive suspendu à droite, d'un long bouclier, de la lance et de la méris, espèce de pique ; quelques-uns se servent d'arcs et de frondes. Ils ont aussi des javelots qu'ils ne lancent pas avec une courroie, mais avec la main, et qu'ils emploient surtout à la chasse des oiseaux. Leur nourriture consiste en laitages et en diverses espèces de viande, principalement la chair de porc fraîche ou salée. Un toit élevé domine leurs maisons, construites de planches et de branches".
     Au IIIe siècle, les Saxons, arrivés par mer, et surtout les Francs Saliens, venus des Bouches du Rhin et des Bouches de l'Escaut, se mêlèrent aux Ménapes et aux Morins.
     L'empereur Maximin, en 286, éta son entière indépendance, se proclama lui-même empereur à la fois dans le nord-ouest des Gaules et en Grande-Bretagne.
     Les Francs dédaignèrent le littoral de la mer du Nord, trop semé de lagunes à leur gré; ils l'abandonnèrent aux barques des Saxons et des Frisons. Pour eux, suivis des chariots où ils avaient leurs femmes et leurs enfants, ils remontèrent la vallée de la Lys et celle de l'Escaut pour trouver des terres labourables. Au fur et à mesure qu'ils progressaient, un chef se détachait avec son clan et s'installait. Des villages se formaient qui portent encore aujourd'hui, dans bien des cas, le nom de ce fondateur primitif. Beaucoup d'entre eux avec leurs désinences en hem (habitation) ou sele (demeure du chef), par exemple Verlinghem ou Linselles, n'ont point d'autre origine.

Etymologie du mot: Flandre.

     Vers la fin du IVe siècle, la mer du Nord submergea une grande partie de ces terres basses de la côte qui, déjà, lui appartenaient à moitié. Le Ménape et le Morin, le Franc, le Saxon et le Frison, durent fuir devant elle. Une sorte de golfe, où alternaient bancs de sable et lagunes, s'ouvrit jusqu'à l'endroit où devait naître plus tard la ville de Saint-Orner.
     L'origine même du nom de la Flandre est liée au souvenir de cette irruption des flots qui se renouvela plus d'une fois. Selon une opinion adoptée par l'historien Pirenne, Vlaming et Vlaanderen viennent de la forme frisonne Vlame, ayant pour racine le verbe Vlieden, fuir. La Flandre aurait donc été primitivement « le pays des réfugiés », de ceux qui purent se maintenir sur des éminences soit naturelles, soit artificielles.

Clovis régna sur la Flandre.

     Vers l'an 430, un des principaux chefs francs, Clodion, possédait un royaume qui allait de l'embouchure du Rhin à celle de la Somme, et de l'île des Bataves au cours moyen de la Meuse. Il était donc maître de la Flandre, de l'Artois, d'une partie de la Picardie et des Ardennes.
     En l'an 481, Clovis, tout jeune encore, commandait les Francs Saliens installés à Tournai. La région entre Lys, Escaut et Scarpe, ou future Flandre gallicane; était en son pouvoir, tandis que Chararic, roi de Thérouanne et du pays au nord de la Lys, dominait en Flandre maritime. Clovis allait réunir les deux Flandres sous son sceptre. Peu après qu'il eût conquis Soissons sur Syagrius (486), il se retourna au nord contre Chararic.
     « Une ruse, dit Grégoire de Tours, lui ayant livré Chararic et son fils, il les fit jeter en prison et tondre. On raconte que Chararic s'affligeant de cette humiliation et versant des larmes, son fils lui dit : « On a coupé les feuilles d'un arbre vert, mais elles repousseront bientôt ; puisse périr avec la même rapidité celui qui a fait cela ! ». Ce propos ayant été rapporté à Clovis, il fit trancher la tête au père et au fils, après quoi il s'empara de leurs trésors et de leur royaume ».
     Cette portion de la Belgique s'appela dès lors Royaume Franc, Vrank-Ryk: ce fut le berceau de la France. Le jeune roi de Tournai s'empara également de Cambrai après avoir fendu la tête d'un coup de hache au chef qui y commandait, Ragnacaire. C'est seulement après avoir rassemblé sous son autorité les pays destinés à devenir la Flandre, qu'il commença à créer la France.
     Plus tard, quand ses fils se partagèrent son royaume, le cours de l'Escaut devait, au Nord-est, servir de frontière entre l'Austrasie, et la Neustrie dont ferait partie cette même Flandre.

A. Mabille de Poncheville
Petite histoire de la Flandre Française.

LES PAYS-BAS

     Le traité de Verdun, en 843, partageant l'héritage de Charlemagne en trois royaumes, renforce la division entre la mouvance française et la mouvance germanique par une nouvelle frontière. C'est en effet l'Escaut, en raison de son caractère de frontière naturelle, qui est choisie pour délimiter les deux royaumes de Francie occidentale, à l'ouest, et de Francie médiane, à l'est. Ce qui constitue aujourd'hui le département du Nord se retrouve donc dès lors scindé en deux parties, avec d'un côté ce qui deviendra le royaume de France, et de l'autre ce qui deviendra le Saint Empire romain germanique.
     L'histoire de la région au début du Moyen Âge est très complexe. À l'ouest, le pouvoir royal français trop lointain et trop faible laisse se créer, dès la fin du IXe siècle, le comté de Flandre. Ce vassal théorique du roi de France, qui saura lutter efficacement contre les Normands, se caractérisera en fait par sa régulière insoumission. Les premiers comtes flamands étendent leur juridiction de la Canche à l'embouchure de l'Escaut.
     À l'occasion d'une succession délicate concernant le comté de Flandre (et impliquant le comté de Hainaut), le roi de France doit faire face à une coalition réunissant l'empereur, le roi d'Angleterre et le comte de Flandre Ferrand de Portugal. L'affrontement se solde par une bataille décisive à Bouvines en 1214, laquelle voit la victoire de Philippe Auguste. Le roi de France et son successeur Saint Louis seront ainsi en mesure de peser dans les affaires de Flandre et de Hainaut pendant quelques décennies.
     La guerre de Cent Ans eut d'innombrables conséquences pour la région. Le comte de Flandre est au service de son suzerain le roi de France, alors que les intérêts économiques des Flamands sont tournés vers l'Angleterre.
     Philippe le Bon, duc de Bourgogne de 1419 à 1467, par d'incessantes manœuvres matrimoniales, met un terme définitif aux comtés de Flandre et de Hainaut et réunit sous sa couronne la totalité de ce qu'on appelle désormais les Pays-Bas (c'est-à-dire à l'époque la Hollande, la Belgique et le nord de la France).
     En 1506, Charles de Gand hérite de son père des anciens pays de par deçà bourguignons, c'est-à-dire des Pays-Bas. Dix ans plus tard, il devient roi d'Espagne et trois ans plus tard, cet obscur roi promis à de grandes destinées est élu empereur du Saint-Empire sous le nom de Charles Quint.

Mont des Cats Pays-Bas Espagnols

     Les Pays-Bas espagnols sont les territoires possédés par les rois d'Espagne entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. Ils correspondraient aujourd'hui approximativement à la Belgique (à l'exception de la Principauté de Liège), au Luxembourg, aux Pays-Bas actuels, ainsi qu'une partie du Nord-Pas-de-Calais.
     Avant d'être sous contrôle espagnol, les provinces des Pays-Bas ont été réunies sous une même couronne par les Ducs de Bourgogne puis par Charles Quint. Ce dernier, né à Gand en 1500, est l'héritier des ducs, des Habsbourg et de la couronne d'Espagne. Il régna sur les Dix-sept Provinces entre 1515-1555. Charles Quint abdiqua, le 25 octobre 1555, de sa souveraineté sur ses possessions non-autrichiennes, incluant les Pays-Bas, en faveur de son fils Philippe. Et le 16 janvier 1556, il lui transmit également la couronne d'Espagne.
     Sous le règne de Phillippe II, un conflit s'engagea avec l'Espagne. En effet, autant Charles Quint était un enfant du pays, autant Philippe II était un souverain étranger, éduqué en Espagne. A cela s'ajoutent un conflit contre le gouvernement (centralisateur) et une fracture religieuse (les rois, catholiques, luttant fermement contre " l'hérisie protestante ").
     En 1581, les sept provinces à majorité protestantes, situées au nord des Pays-Bas firent abjuration du roi et constituèrent les Provinces-Unies. Les dix provinces catholiques restèrent sous le contrôle de la couronne d'Espagne.
     Plusieurs guerres seront nécessaire pour assurer aux Provinces-Unies leur indépendance (déclarée en 1581). La période la plus tourmentée de la Guerre de Quatre-Vingts Ans eut lieu entre 1581-1609, date à laquelle intervient la Trêve de Douze ans. Le conflit reprit à l'issue de cette trêve, en 1621, mais ne s'apparente déjà plus à une guerre civile, plutôt à une guerre entre deux États. La paix ne fut définitive qu'en 1648.

Les Pays-Bas du Sud

     Au cours du XVIIe siècle les guerres opposant la France à l'Espagne et aux Provinces-Unies dessinent à peu près la frontière actuelle entre France et Belgique. Suite à des opérations militaires comme la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677, le traité de Nimègue en 1678 vient entériner notamment le rattachement à la France des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres. Cette dernière sera rendue avec Furnes et Tournai au traité d'Utrecht, en 1713. Les frontières ne furent définitivement fixées qu'en 1919, lors de la signature du Traité de Versailles qui accorda le territoire des Cantons de l'Est à la Belgique. Lors de ce même traité (Utrecht), la couronne d'Espagne passe aux Capétiens, avec Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV. Les Pays-Bas du Sud, à ce moment sous le contrôle de l'armée néerlandaise, reviennent aux Habsbourg d'Autriche et deviennent les Pays-Bas autrichiens (1713-1795).

Mont des Cats Histoire du nord

Les révolutions : 1789 - 1830

     C’est à cette époque qu’eut lieu le renversement de l’Ancien-Régime dans les différentes régions qui composent aujourd’hui la Belgique. Cette époque marque également le début de leur unification politique. A la suite de la révolution brabançonne, un premier état indépendant voit le jour. Les États-belgiques-unis ne durèrent qu'une année, néanmoins le qualificatif belgique s'imposa définitivement pour désigner les Pays-Bas autrichiens pendant la période française. L'adjectif belge fut désormais utilisé par les Français pour qualifier les habitants des anciens Pays-Bas autrichiens, par opposition aux citoyens de la Principauté de Liège.
     Si la France unifia politiquement, pour la première fois, la Principauté de Liège et les Pays-Bas méridionaux dans le vaste ensemble que formait l'Empire; à la fin du régime français, on distinguait encore régulièrement les Belges des Liégeois. Ce n'est que sous la période hollandaise que la distinction disparu : en effet, le nouveau Royaume des Pays-Bas était divisé en deux camps, d'un côté les Hollandais protestants et de l'autre les Belges catholiques.

     Chronologie:
          * 1789-1790 : Les Pays-Bas autrichiens et la Principauté de Liège se soulèvent contre leurs souverains respectifs.
         * 1790-1792 : Occupation autrichienne.
         * 1792-1793 : Occupation française.
         * 1793-1794 : Réoccupation autrichienne.
         * 1794-1795 : Réoccupation française.
         * 1795-1799 : Directoire.
         * 1795 : Annexion à la France des « neuf départements réunis »
         * 1797 : L'Autriche reconnait la cession de ces territoires à la France lors du Traité de Campo-Formio.
         * 1799-1805 : Consulat.
         * 1805-1814 : Premier Empire.
         * 1814 : Chute de l'Empire, la Belgique est indépendante sous tutelle des Alliés puis, en 1815, intégrée au Royaume des Pays-Bas.

La période hollandaise (1815-1830)

     Au congrès de Vienne en 1815, les trois grands vainqueurs se divisent l'Europe sans tenir compte des sentiments nationaux naissants, et sans consultation des populations. C'est ainsi que les territoires de la future Belgique sont réunis à ceux des Pays-Bas pour former un État tampon au nord de la France. À la tête de ce Royaume-Uni des Pays-Bas, Guillaume Ier d'Orange. Dans les faits, la population assiste donc au rétablissement des Pays-Bas d'avant 1581, mais cette fois sous la forme d'un État protestant.
     Le premier antagonisme est donc logiquement religieux, et la situation inversée par rapport à 1581. Les 3.5 millions de Belges des provinces du sud sont catholiques et intégrés dans un état dirigé par les 2 millions de protestants des provinces du nord et leur roi. De plus, l'égalité des religions est décrétée : le clergé catholique se sent alors menacé et soutient l'opposition dans les campagnes. Cette opposition est surtout marquée en Flandre, et menée par l'évêque de Gand (de Broglie). Ainsi, comme en 1581, la religion sera une cause directe de la scission des Pays-Bas.
     Le soulèvement des Belges est alors inévitable, et l'élément déclencheur sera la seconde vague des révolutions en Europe (en 1830). La bourgeoisie prendra alors le pouvoir en août 1830 et, face au souverain absolutiste étranger, sera soutenue par toutes les couches de la société (de la noblesse aux paysans)
     Le 25 août 1830, peu après la Révolution de Juillet en France, Bruxelles se soulève. Les troubles se propagent dans tout le pays et le 27 septembre les troupes gouvernementales évacuent l'essentiel des provinces du Sud (seules les citadelles d'Anvers, de Maastricht et de Luxembourg restent aux mains de troupes loyalistes).

La Belgique

     Le 4 octobre 1830, l'indépendance est proclamée par le gouvernement provisoire formé le 26 septembre 1830, et le 3 novembre un Congrès national est élu par 30 000 électeurs et s'ouvre le 10 novembre 1830. Le 18 novembre, le congrès national belge confirmera en quelque sorte le décret du 4 octobre au sujet de l'indépendance de la Belgique. Le 7 février 1831 il approuve une constitution. Il recherche un roi. La majorité de ces électeurs provenant de la bourgeoisie, le français est choisi comme seule langue officielle. L'opinion commune était qu'il y avait une majorité de francophones en Belgique, puisque le français était, à l'époque, la langue des élites, celle de la classe dominante qui s'empara du pouvoir en 1830. En Flandre comme en Wallonie et à Bruxelles, le peuple use de langues régionales.
     Le 4 novembre 1830 une conférence s'ouvre à Londres sur l'avenir de la Belgique : les grandes puissances décident finalement de reconnaître la Belgique indépendante le 20 janvier 1831. Un royaume est fondé dont le trône est offert, tout d'abord au duc de Nemours, dont le père déclinera l'offre, puis ensuite, le 4 juin 1831 par défaut au prince allemand Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha (oncle de la reine Victoria), qui deviendra Léopold Ier, premier roi des Belges, le 21 juillet 1831. La Belgique est déclarée neutre. Entre-temps, de février 1831 au 21 juillet 1831, la régence sera assurée par le baron Érasme-Louis Surlet de Chokier.

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LES GEUX

     Jusqu'auXVIème siècle, le Mont des Cats, couvert de bois et taillis, d'accès difficile, resta pratiquement inhabité. Au moment des troubles religieux, il devint le refuge de bandes de « gueux » qui descendirent la colline pour aller piller et incendier les églises et, à l'occasion, massacrer quelques membres du Clergé. Dès 1557, un conventicule est signalé au Catzberg. Un témoin, Jacques Visaige, dépose devant le tribunal « que Pauwels de Horne - un compagnon de l’ex-augustin de Buysère - a reçu d’Angleterre au moins 12 livres de gros flandre pour la bande du catzberg, que Mathieu Smequaerts est allé voir la bande des sectaires et leur a porté environ six livres de poudre et une de plomb, qu’il avait achetées à Armentières au prix de deux couronnes d’or»; et il ajoute que ceux de cette bande n’étaient pas au-delà de 40 hommes, tous bien armés d’épées et de pistolets ». On réunit donc des troupes; on organise des bandes, comme pour une lutte de guérillas. Le Catzberg est leur forteresse, d’ailleurs bien choisie il n’est guère peuplé; il est isolé, loin de la ville, de la police et des troupes régulières; le sommet forme un excellent observatoire, d’où le regard porte au loin et plonge dans tous les alentours; et les bois, qui couvrent ses pentes, offrent de sures retraites.
     On s’entraîne à la lutte, à la révolte, à la guerre. Pour se faire la main, sans doute, sur un ordre parti on ne sait d’où, "en la fête de la Sainte Vierge mi-août 1566, le même jour, les Gueux saccagent les églises de Meteren, Bailleul, Merris, Vieux Berquin, Neuf Berquin et Estaires. L’église de Meteren envahie et pillée.
     Au Catzberg: les conventicules continuent; la révolte armée se propage. Nous trouvons un Pierre Danis, dit Ghildekin, de Meteren, condamné « à prier merchi » en la forme accoutumée « pour s’être trouvé au prêche illicite et assemblée des sectaires au Catzberg, le samedi après la foire de Bailleul, en septembre 1567. » Il n’est plus question du reste dans les prêches, d’enseigner la doctrine; on y prépare la sédition; on recrute des troupes pour les expéditions armées. Le grand bailli, Daniel de Morbecque, entreprend de chasser les rebelles de la châtellenie de Bailleul: à la tête d’une compagnie de 48 hommes, il explore la colline du Catzberg pendant trois jours, et il donne tel ordre entre les manants sur ledit mont et là entour, que depuis ne s’est illecq (en cet endroit) fait aucune convocation de sectaires. » Chassés du Catzberg, les Gueux battent en retraite et cherchent un asile dans les bois qui entourent Caestre; le bailli les y poursuit, multiplie les battues, les déloge, les disperse et s’empare de leur chef Hans Camerlynck - lequel est exécuté le 26 novembre 1568. Le pays est purgé de ces bandes; elles vont grossir celles qui terrorisent les environs de Nieppe, Neuve-Église et Dranoutre.

Essai d'histoire d'une commune flamande: Meteren par l’Abbé René Béhague

     La seigneurie Oudenhove était située prés de Steenvoorde et possédait en arrière-fief celle de Katsberg, sise à Godewaersvelde, qui avait une contenance de 25 mesures et 50 verges, et consistait en rente annuelle. Le château, dit T’huis van Katsberg, à Oudezeele, était la résidence des titulaires de la seigneurie de Katsberg. Ces titulaires furent d'abord les de Courteville, successivement baillis de Steenvoorde, gouverneurs de Nieuport et grands baillis de Furnes ; puis les de Hondeghem, baillis d'Hazebrouck, à partir du XVII° siècle et au XVIII° siècle les Keingiart.
     Albert-François Keingiart, seigneur de Katsberg, noble vassal de la ville d'Ypres, épouse en 1751 Anne-Marie Van Hardevust, dernière du nom et des armes de la famille célèbre de Duro-Pugniero, originaire d'Italie. Cette famille, fixée à Cologne, s'honorait à juste titre d'avoir donné à l'Église saint Bruno, le fondateur des Chartreux. Louis-Bruno Kengiart de Gheluwelt, fils des précédents, vendit la seigneurie de Katsberg au commencement de ce siècle et mourut en 1847 à Ypres, laissant postérité.
     Dans les guerres de Flandre, le Katsberg n'a joué aucun rôle actif. Il est là, au milieu du théâtre de ces luttes fameuses, comme un observatoire autour duquel les souvenirs historiques se heurtent en foule.

LES ANTONINS

    Vers le milieu du XVII° siècle (alors que nous étions Pays-Bas espagnols et dépendions du roi d'Espagne) des ermites de Saint-Antoine venus des provinces du Nord établirent un rustique ermitage à l'endroit de l'actuelle chapelle de la Passion. Ils se trouvaient là sur le territoire de la Paroisse de Berthen et se prirent de querelle avec le curé du village qui leur refusait un aumônier.
     Ils se transportèrent à 200 mètres plus loin sur des terres dépendant de la paroisse de Godewaersvelde où ils élevèrent un nouvel ermitage qu'ils aménagèrent et embellirent jusqu'à la Révolution française. Ils donnèrent, tout en rendant beaucoup de services à la population locale, l'exemple de la prière et de l'austérité. Vers 1780, ils ouvrirent, pour les enfants pauvres d'alentour, une école gratuite qui compta bientôt 200 élèves.
     L'ancien régime, contrairement à certains enseignements tendancieux qui, pour glorifier la République (qui, soit dit en passant, nous a permis de faire des études) ont cru nécessaire de démolir quand ce n'est massacrer d'une manière primaire tout ce qui existait avant. La vérité est, et elle l'est encore de nos jours, que les enfants de notre Flandre supportaient assez mal la discipline scolaire. Ils préféraient souvent être ouvriers agricoles ou apprentis chez le menuisier, le charron ou tout autre artisan.
     En 1791, au moment de la constitution civile du clergé, les religieux, français depuis 1678 refusèrent comme la grande majorité des prêtres de notre région, de prêter le serment schismatique ». Réfractaires, ils furent expulsés. Leur ermitage, leurs locaux, la bibliothèque furent pillés, incendiés, détruits.

Et Ruyssen vint

     En 1814, un riche peintre, originaire d'Hazebrouck, émigré à la cour d'Angleterre, revint au pays natal. Il s'appelait Nicolas-Joseph Ruyssen. La ville d'Hazebrouck a donné son nom à une modeste petite rue qui unit la rue du moulin à la rue Jacques-Dehaene, une autre grande figure de notre cité. Et l'un et l'autre méritaient mieux! Nicolas-Joseph était attristé de voir son pays privé de maisons d'éducation primaire pour les enfants de nos campagnes, de nos fermes et chaumières.
     Il acheta et transforma complètement l'ancien ermitage des Antonins, y aménagea plusieurs salles de classe avec un pensionnat. Pour l'enseignement, il fit appel aux Frères de la Doctrine chrétienne. Mais l'école pourtant gratuitement ouverte aux enfants de familles modestes périclita. Les gosses préféraient la libre vie des champs et l'école buissonnière. En plus, la fonction de directeur devenait un peu lourde pour N.-J. Ruyssen. Comme il ne trouvait pas de remplaçant, il décida de consacrer les bâtiments et l'ensemble de sa propriété à une autre bonne œuvre.
     Dans les environs d'Amiens, existait une abbaye plusieurs fois séculaire. Notre-Dame du Gard, habitée par les Cisterciens. Nicolas-Joseph réussit à détacher huit religieux de cette maison. Ils furent installés avec grande solennité le 26 janvier 1826 dans un bâtiment long de deux cents pieds, à l'origine flanqué par deux ailes aujourd'hui remplacées par des constructions plus importantes (l'abbaye fut totalement remaniée après la guerre de 14-18). Le 7 mai de la même année 1826, le pieux fondateur décéda à l'heure des mâtines. Son corps fut déposé dans la chapelle primitive, il est toujours dans le choeur de la nouvelle chapelle.

A. Deveyer

La Paroisse

Mont-des-Cats Eglise Saint Bernard
     

En 1847, le Rév. Père Abbé, Dom DominiqueLacaes, fit construire, à l'entrée du monastère, une chapelle pour les hôtes de l'Abbaye et les habitants de la montagne. Cette chapelle fut bénite solennellement par le Père Abbé, le 26 Décembre 1848, en la fête de St Etienne, premier Martyr.

     Comme le monastère avait reçu deux ans auparavant des reliques importantes de St Constance, Martyr romain du III ème siècle pense-t-on, on transféra solennellement ces reliques dans la nouvelle chapelle, qui fut ainsi dédiée au Martyr Saint Constance.

     Une vingtaine d'années plus tard, cette chapelle étant devenue trop petite pour contenir les habitants du Mont, qui augmentaient d'année en année, le Rév. Père Dom Dominique Lacaes la fit reconstruire au même endroit, plus grande et plus vaste en pierres du pays.
     Il en fit là bénédiction solennelle dans le courant de l'année 1870.

Photo Bibliothèque de documentation internationale contemporaine-BDIC

     En 1918, et Mai 1940, l'église St Constance fut touchée par des obus côté sud, les dégâts furent réparés avec des briques, au lieu de pierres du pays.      A une nef elle porte le millésime : 1848 et a été dédiée à Saint Constance. A remarquer à l'entrée de l'église, le dallage figuratif en pierres du pays.
     Un confessionnal carré, encastré à demi dans le mur. A gauche en entrant , également, une plaque rappelle le souvenir des 43 soldats originaires du Mont des Cats, et tués à la guerre de 1914-1918 ainsi que trois noms de morts entre 1939-1945. Toujours à l'entrée, mais à droite, une inscription:

Mont-des-Cats Eglise Saint Bernard

RECONNAISSANCE DES PAROISSIENS

A Ste MARIE DU MONT

POUR LA PROTECTION SPECIALE ACCORDEE

LE 29 MAI 1940

A l'extérieur de l'église, déjà sur le mur d'enceinte du monastère, une inscription:

A NOS HEROS

CANADIENS FRANCAIS

ET ALLIES DES GUERRES

1914 - 1918, 1939 - 1945

Puis le MEMORIAL CANADIEN rappelant la célèbre devise : JE ME SOUVIENS.

Mont-des-Cats Vitrail Eglise Saint Bernard
Mont-des-Cats Saint Bernard

     En 1918, et Mai 1940, l’église St Constance fut touchée par des obus côté sud, les dégâts furent réparés avec des briques, au lieu de pierres du pays.

     En 1946 l'église fut agrandie du cœur actuel, la sacristie, qui se trouvait au chevet de l'église fut reconstruite du côté nord. C'est à la même époque que fut construite une salle de catéchisme, à droite de l'entrée. Les vitraux actuels ont été posés en 1965 et sont l'œuvre de Monsieur Gigon, de Paris. La petite chapelle latérale, côté sud, dite chapelle Ste Marguerite, attenante au grand portail d'entrée du monastère, disparut en 1970 avec la démolition du grand portail.

     L'autel actuel date de 1967. Il a été complété en 1981 par un soubassement en pierres du pays.Au siècle dernier, les Pères assuraient eux-mêmes les services religieux à la Chapelle St Constance. Cependant, à la fin du siècle, par suite de l'augmentation progressive de la population du Mont, il leur devint difficile d'assurer ce service, sans nuire à leur vocation monastique. Aussi en 1899, le 3 Février, par décision de Mgr l'archevêque de Cambrai, la Chapelle St Constance devint église paroissiale.

     Le 2 Mars un curé fut installé dans ce nouveau poste. Un presbytère fut alors construit au sommet du Mont, derrière le moulin du XII ème siècle. Les premières années la paroisse portait le titre de Paroisse St Bernard. C'est à partir de 1903 que sur le registre paroissial on trouve le titre de " Paroisse Saint Constance " (saint et non : sainte).Dans le cadre du 900e anniversaire de la naissance de St Bernard, fondateur infatigable de monastères et de couvents, le diocèse de Lille a décidé de remplacer la paroisse St-Constance du Mont des Cats par la paroisse St-Bernard, au cours d'une cérémonie présidée par Monseigneur Vilnet évêque du diocèse, le dimanche 7 septembre 1990.

     Une messe fut concélébrée par l'évêque, l'abbé Ammeux curé de la paroisse. Dom Louf père abbé de l'abbaye Ste-Marie du Mont, l'abbé Mille doyen des Monts de Flandre, et les pères Emile et Marc, religieux de l'abbaye, devant de nombreux paroissiens.


          Voici la liste des curés qui se sont succédés dans la paroisse:

De Mars 1899 à Mai 1910 Mr l'Abbé J. Vanwaelscappel.
De Juin 1910 à Décembre 1911 Mr l'Abbé Léon Boone.
Année 1912, de nouveau Mr l'Abbé Vanwaelscappel.
De Janvier 1913 à Avril 1914 Mr l'Abbé Oscar Crémon.
De Mai 1914 à Décembre 1922 Mr l'Abbé Louis Lootgieter.
De Décembre 1922 à Septembre 1926 Mr l'Abbé E. Bogaert
De Septembre 1926 à Mars 1931 Mr l'Abbé Jules Denecker.
De Mars 1931 à Novembre 1935 Mr l'Abbé Emilien Bécaert.
De Novembre 1935 à Novembre 1947 Mr l'Abbé Pierre Tytgat.
De Novembre 1947 à Juillet 1952 Mr l'Abbé Ignace Boulier, décédé à Rubrouck, le 14 Janvier 1982, où il était curé depuis 30 ans.
De Août 1952 à Mars 1971 Mr l'Abbé Michel Beddelem. Il est décédé dans sa 63 ème année, au presbytère du Mont des Cats le 1 er Mars 1971. La messe des funérailles eut lieu à l'église du monastère, et l'inhumation au cimetière de Boeschepe, son village natal.
D'Avril 1971 à Novembre 1974, Mr l'Abbé Nestor Dequeker, précédemment curé de Boeschepe. Il est décédé dans sa 55 ème année au presbytère du Mont des Cats. Comme pour son prédécesseur, la messe de funérailles dut se faire à la grande église du monastère, étant donné l'affluence de monde. L'inhumation se fit au cimetière de la paroisse.
De 1974 à 1982 Mr l'Abbé Marcel Hallynck, également curé de Meteren et de Flêtre.
De 1982 à 1983 Mr l'Abbé Quaghebeur, également curé de Godewaersvelde.
De 1983 à 1993 Mr l'Abbé Paul Ammeux.En 1993 la paroisse St Bernard est rattachée à d'autre paroisses pour former la paroisse St Pierre - St Paul des Monts de Flandres.


Le cimetière du Mont des Cats

     Le cimetière du Mont des Cats date de 1909. Jusque là les inhumations des paroissiens du Mont des Cats se faisaient dans le cimetière de leur Commune respective: Gode, Meteren, Berthen ou Boeschepe. Le 27 Août 1900 Melle Mathilde Baelden, gouvernante de l'école du Mont des Cats, n'ayant plus de famille, mais assez fortunée, acheta au monastère un terrain sur le Mont pour en faire un cimetière. Elle a voulu faire ce don généreux à la paroisse du Mont des Cats, afin que tous les habitants du Mont puissent avoir leur sépulture au Mont des Cats. Melle Baelden étant née à Gode en 1847. A la fin de sa vie elle habitait à l'ancienne école, avec les deux institutrices, Melle Benjamine Schercousse et Melle Anna Vitse. Elle est décédée le 25 Avril 1916, et fut enterrée au cimetière du Mont des Cats.
     Ce terrain est situé sur la Commune de Meteren, a charge pour la Commune d'affecter ce terrain à usage de cimetière, pour l'inhumation des personnes de la section du Mont des Cats, des communes de Meteren, Berthen et Godewaersvelde. Il a fallu 8 années pour concrétiser cette donation, car l'arrêté du Préfet du Nord ne l'a rendu exécutoire que le 12 Janvier 1909. Depuis lors, coutume unique pour le transport des corps d'une commune à l'autre. En effet les dépouilles vont toutes à l'église sur Berthen, puis sont conduites au cimetière sur Meteren.
     La bénédiction ducimetière a été faite par Mr Coubronne, Doyen de Meteren, au printemps 1909. La première inhumation eut lieu le 7 Juin 1909; ce fut celle d'un petit ange, la petite Jeanne Vermeersch, fille d’Ernest, âgée de 7 mois. Pour l'année 1909, sur les 13 décès de la paroisse, il y eut 7 décès d'enfants en bas âge. A l'époque, la mortalité infantile était encore considérable.

Les Cafés

     Comme partout ailleurs, on dénombrait beaucoup de cafés où les gens se retrouvaient après le travail ou le dimanche pour jouer aux cartes, aux fléchettes, aux boules et assister aux combats de coqs.

     Il reste encore trois cafés au Mont des Cats:

     - L’AUBERGE DU MONT DES CATS avec son pignon de pierres ferrugineuses. Jadis l'établissement se dénommait Au Grand Restaurant, Au grand estaminet et récemment A L'Hostellerie du Mont des Cats.
     - LA SAPINIERE, blottie dans la verdure, Route de Godewaersvelde.
     - L’AUBERGE DU CATSBERG, route de l’Abbaye

     Parmi les estaminets disparus, citons:
     - LA KRUYSTRAETE qui signifie : croisement de chemins. Cet établissement était situé route du Mont des Cats.
     - AU CHALET DU BON AIR. A côté de la Kruystraete, route de Meteren.
     - AU TOURNANT RAPIDE. Route du Mont des Cats, non loin du Moulin des pauvres.
     - A LA FONTAINE. Route de Meteren. Près de la source de la Vleeterbeek, route de Meteren, le dernier tenancier fut Mr Marcel Thoris.
     - CAFE DU MOULIN DU XIIème SIECLE. Café et boucherie, plus connu par l'appellation " Chez David ". Il porte sur le pignon la date : 1894 et a été acquis par les moines il y a quelques années .Ce café dominait la plaine flamande vers Flêtre et Meteren.
     - AU JAMBON. Chemin du Mont des Cats, possédait une enseigne parlante : un jambon peint par un artisan originaire du Mont.
     - LE CHALET. Chemin du Mont des Cats, à quelques mètres du précédent.
     - LA GARONDE. Au carrefour du Chemin du Mont des Cats et du chemin du Peenacker, à coté d'une chapelle. C'était le rendez-vous des cyclistes.
     - TOMORROW FOR NOTHING. Ce café n'aurait existé que le temps de la guerre de 1914-1918. Il était situé dans le bois derrière la Chapelle de la Passion.
     - LA BELLE VUE. Egalement épicerie, chemin du Rossignol. La dernière tenancière fut Madame Julia Ramon.
     - AU ROSSIGNOL.
     - DE NIEUWE LEUTE. Route du Mont des Cats. Que l'on peut traduire par: " A la nouvelle joie", ainsi dénommé par les gens du peuple à la suite d'un changement de tenanciers plus attirants que les précédents.
     - AU SOLEIL. Route de Meteren en face du chemin du rossignol.
     - AU MONTAGNARD.
     - AU SAINT JOSEPH.
     - A LA FAUVETTE.

Les sablières

Mont-des-Cats Sablière
     Des sablières actuellement inexploitées, on a extrait des quantités considérables de sable, si bien que l'on voit entre-autres, une énorme dépression, sur la droite en montant, de la Kruystraete au mur de la trappe, le restaurant la Sapinière est construite près d’une ancienne sablière.

De bergpetten en de bergrats

     Avant 1900 il y avait beaucoup de personnes qui travaillaient dans la construction de maisons; on peut remarquer qu'un grand nombre d'habitations ont été construites entre 1880 et 1900. Pendant la mauvaise saison, les travaux étaient arrêtés et les bâtisseurs se transformaient en terrassiers, ils fouillaient les "bergpetten", tamisaient et extrayaient des pierres ferrugineuses qui par la suite étaient employées pour la construction des soubassements des chaumières et même pour des bâtiments entiers. Exemples : la chapelle paroissiale, la chapelle de la Passion et les trois chapelles en pierres du pays qui existent encore au Mont des Cats : la chapelle Schercousse près de l'ancien café Bellevue (J. Ramon), la chapelle près de l'ancien café la Garonde et une chapelle remarquable dont l'accès est interdit au public, près d'un bâtiment qui faisait office d'école vers 1890 et qui a été démoli en 1969 pour cause de vétusté.
     Il est probable que ces édifices ont été construits par la famille Schercousse qui était réputée dans toute la région, comme spécialistes en constructions en pierres du Mont.
     Ce travail de fouilles cité plus haut n'était pas sans danger; il existe encore actuellement, à une dizaine de mètres du Café du Moulin du XIIème siècle, une tombe, qui témoigne d'un accident, sur laquelle on peut lire:" A la mémoire de Pierre Smagghe, mort en cet endroit, sous un éboulement de sable le 9 Février 1886 à l'âge de 28 ans
     "De bergpetten" sont les trous laissés par ces ouvriers.
     "De bergrats" ou "rats du mont", était un surnom dont les enfants des communes environnantes affublaient leurs petits camarades habitant au Mont des Cats, surnom qui avait le don de mettre les victimes en rage.
     "Rats du Mont", certainement parce que les enfants du coin, connaissant tous les chemins, les trous et autres cachettes savaient se sauver et se cacher comme des rats dans des trous salutaires!
     Terrain de jeu idéal pour les enfants du Mont, le Katsberg l'était aussi pour ceux de l'extérieur et les autochtones devaient souvent défendre leur domaine contre les intrus.
     Cependant les habitants du Mont avaient quand même la part belle car nul ne connaissait mieux les " bergpetten", replis de terrain et sablières, ne savaient mieux distinguer les plantes spécifiques du coin: " gaspeldoorn ", "duivels­bedstrooi" ces dernières plantes appelées aussi: litières du diable par les Montagnards, à cause des épines.


La guerre 1914 - 1918

     Lorsqu'en 1918, le front des Flandres fut percé, l'Abbaye, située à une demi-lieue du front, fut martyrisée par les obus; elle devint inhabitable et fut presque entièrement détruite

Mont-des-Cats Ruines Abbaye

Haut de 158 mètres, le mont des Cats fait partie de ce massif de buttes qui dominent de leurs faibles altitudes la
plaine de Flandre. A son sommet se voyaient les bâtiments, restés intacts, d'un ancien monastère de Trappistes. Dans
les premiers jours de mai les Boches ont entrepris la destruction de ce couvent et, en particulier, de la chapelle qui
était très remarquable, et que leurs obus, comme on le voit par cette photographie, ont déjà mise en ruines.

Pays de France 13-06-1918


front en flandre ww1

Front français des Flandres, 10 Mai. Nous sommes au mont des Cats.

    Nous y sommes aujourd'hui parce que nous n'avons pas pu y monter hier. Nous étions arrivés jusqu'à ses pieds. Ce n'est pas que sa hauteur nous ait effrayés. Gravir le mont des Cals n'a rien à voir avec l'alpinisme : c'est tout juste comme si l'on avait affaire à Montmartre. C'est que les Boches le labouraient. Nous nous présentions à l'heure où ils se mettaient à démolir la chapelle et le monastère. Le mont des Cats, de loin, séduit l'œil à cause de sa maison religieuse. Trois petits clochers minces la surmontent, et ses trois frêles bonnets coiffant la masse de terre font l'agrément du paysage. Donc, plein d'ignorance de la minute qui allait suivre, nous nous mettions en mesure de grimper, quand, par coups doubles à midi, les obus, en plein sur le bâtiment, s'abattirent. Et comme si les tireurs craignaient que les saints de pierre ne prissent la fuite et ne fussent pas tous découpés en morceaux, ils marmitèrent farouchement les chemins. C'était l'offensive contre le bon Dieu. Les murs des cellules s'effondraient; la terre ocre et molle du jardin potager des hommes du Seigneur bouillonnait chaque minute par de nouveaux cratères, la croix de la cour sautait, les statues tombaient de la façade et, choc central, un grand nuage de fumée rouge-brique s'éleva : la nef de la chapelle, en plein milieu sous un obus sûr, s'effondrait. Comme nous n'avions pas l'outrecuidance de penser qu'où les saints de granit n'avaient pu résister, notre pauvre chair mortelle eût trouvé grâce, après six heures de cette contemplation — car à six heures les stalles des moines valsaient encore — nous reprîmes, avec la froideur qui convenait, la route du cantonnement. Nous reviendrons demain. C'est ce que nous faisons. Aujourd'hui, calme ; c'est l'état où nous aimons trouver les choses, montons.

Dans les lilas, dans les gaz

      Le long de la montée il y a des obus qui ne se sont pas ouverts. Mais ça pue le gaz. En passant près des entonnoirs l'odeur s'accentue. Ça vous racle le palais, comme quand ayant mal à la gorge vous vous gargarisez avec de l'alun. La nature est tendrement verte. Des lilas, mauves et blancs, de leurs branches débordantes vous frôlent les joues comme si ce n'était pas la guerre, des jacinthes d'un violet-bleu couvrent les pentes, où, solitaires, passaient les moines. N'en cueillons pas, ce ne sont pas des souvenirs à envoyer dans des lettres, ne réclamez pas des fleurs du mont des Cats, elles sont empoisonnées, madame. Nous atteignons le sommet. Nous voici sur le premier mont de la chaîne des monts, ensuite c'est le Coquerel, le mont Noir. Mais nous vous avons décrit la ligne au commencement.
     Les Boches sont devant, dans la plaine. Cette arête est aujourd'hui leur obstacle. Elle est gardée par les Français. Ils n'ont pu la franchir avant leur arrivée. Le tenteront-ils ? Il est plus probable qu'ils essayeront autre part avant.
     Pour recommencer la ruée dans les Flandres, ils la recommenceront. Ils ne sont certainement pas partis si formidablement en guerre pour se terrer dans la plaine sans fin des Flandres, avec nous dressés devant eux du haut de nos 140 mètres de domination, du mont des Cats au Schapenberg. Ils préparent leur nouvelle chance : ils y mettent le temps, leur leçon de Locre leur a servi. S'ils n'ont pas réussi, croient-ils, c'est qu'ils se sont précipités. Cet après-midi, du sommet du flanquement de notre ligne nous nous permettons de leur prédire malheur. Le temps qu'ils s'accordent pour se parfaire n'est pas occupé par nous à cueillir des lilas.

Ce qui fut le monastère

     En attendant, tournons-nous, regardons leurs ravages. Saints moines, si vous aimez votre monastère, si vos cellules, lorsque vous fûtes forcés d'en partir, étaient restées le reliquaire de vos souvenirs célestes, si vous aviez promis à la ferme où vous battiez votre beurre et votre fromage de lui revenir, amoureusement, les manches relevées, il faut offrir à Dieu la peine que nous allons vous faire. Le 9 mai 1918, par une belle journée de soleil, entre midi et six heures, les Allemands qui, en 1914, étaient venus goûter votre lait, ont massacré votre domaine. Votre chapelle a conservé ses trois clochetons, mais son toit, son abside, sont sur les dalles, en tas. Votre saint Bernard, votre patron, qui accueillait les visiteurs à l'entrée, a perdu sa tête. J'en ai même l'oreille avec moi, que j'ai trouvée par terre. Je l'ai emportée. Si l'un de vous avait l'habitude de lui adresser plus particulièrement ses prières, qu'il me le dise, quoiqu'elle soit lourde (il y a aussi un morceau de la joue), je la lui enverrai pour que le saint continue de l'entendre. Votre grande horloge s'est arrêtée à 1 heure 12. Votre Vierge du portail, entre les deux clochetons, a la nuque arrachée. Sa figure n'a plus l'air, maintenant, que d'un masque que l'on moule sur le visage d'un mort. Vos chaises, vos tables, vos chandeliers, vos autels, vos tableaux, vos lits, tout sort d'un tremblement de terre, cassé, enchevêtré, perdu. Et l'ange de votre jubé, qui est à peu près tout ce qui reste debout, au milieu de cette destruction, ses deux bras le long du corps, textuellement dit : « Voilà! »
     Ce mont en tête de ligne de ses pareils, barrant les Allemands, a son mystère. Ce mystère ne remonte pas aux origines de la communauté, mais à celles de la guerre — de la guerre d'aujourd'hui. On dit que là, pendant les quelques jours où ils y furent, en 1914, l'un de leurs princes, le prince de Hesse, frère de l'impératrice de Russie, y fut blessé, soigné, puis y mourut. On l'enterra, les Allemands partirent, et c'est autour de son cadavre qu'est le mystère le corps, un jour, bien plus tard, disparut. Les moines, là-dessus, étaient muets, les pierres viennent de le devenir.

Albert Londres. Le petit journal N° 20226 du 13-05-1918
Mont-des-Cats Monument aux morts      Sur le mur gauche de l'Eglise du Mont des Cats, une plaque rappelle le souvenir des 43 soldats originaires du Mont des Cats, et tués à la guerre de 1914-1918 ainsi que trois noms de soldats morts entre 1939-1945.
Liste des soldats, originaires du Mont, mort pour la France durant la grande guerre

Nom et prénom

Naissance
Date et lieu

Décès
Date et lieu

Circonstances
ALOSTERY
Joseph
07-07-1896
Méteren (59)
28-05-1918
Saint-Dié (Vosges)
Suite blessures de guerre
ALOSTERY
Michel
11-10-1894
Méteren (59)
20-04-1917
Berry-au-Bac (Aisne)
Tué à l'ennemi
BECAERT
Paul
21-02-1897
Godewaersvelde (59)
03-05-1917
La ferme de Froidmont (Aisne)
Tué à l'ennemi
CAEYZEELE
Léon
24-06-1885
Méteren (59)
15-02-1919
Hôp.Lille (Nord)
Maladie contractée en service
CAMPAGNE
Elie
05-10-1893
Godewaersvelde (59)
06-09-1914
Esternay (Marne)
Tué à l'ennemi
CAMPAGNE
Jules
20-05-1885
Méteren (59)
29-09-1914
Pontavert (Aisne)
Blessures reçues sur le champ de bataille
COEVOET
Marcel
28-04-1887
Flêtre (59)
01-07-1916
Nieuport (Belgique)
Tué à l'ennemi
DAVID
Gaston
31-10-1896
Godewaersvelde (59)
04-10-1918
Ribia (Albanie)
Maladie
DECOOPMAN
Maurice
09-06-1893
Flêtre (59)
31-10-1914
La Harazée (Marne)
Tué à l'ennemi
DECOOPMAN
Prudent
18-12-1890
Godewaersvelde (59)
20-02-1915
Mesnil les Hurlus (Marne)
Tué à l'ennemi
DEGRENDEL
Etienne
21-02-1883
Méteren (59)
30-09-1917
Saint-Omer (Pas-de-Calais)
Bombardement
DEGRENDEL
Jules
06-10-1895
Méteren (59)
29-09-1915
Champagne (Marne)
Tué à l'ennemi
DEGRENDEL
Lucien 
05-06-1893
Méteren (59)
26-07-1917
St Hilaire le Grand (Marne)
Tué à l'ennemi
DEHONGHER
Julien
12-05-1895
Méteren (59)
17-04-1917
Montigny sur Vesle (Marne)
Suite de blessures de guerre (disparu)
DEHUYSSER
Abel
14-06-1893
Godewaersvelde (59)
10-08-1914
Longuyon (Meurthe et Moselle)
Blessures de guerre
DEHUYSSER
Marcel
12-05-1895
Godewaersvelde (59)
08-08-1915
Noulette (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
DELBECQ
Fidèle
29-12-1895
Hazebrouck (59)
12-06-1918
Saint-Maur (Oise)
Tué à l'ennemi (à la Cote 109, près de St Maur)
D'HOUNDT
Léon
07-09-1890
Méteren (59)
30-08-1914
Laigny (Aisne)
Disparu au combat
FAGHEL
Henri Rémi
27-06-1884
Boeschepe (59)
17-04-1917
Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne)
Tué à l'ennemi
GHELEYN
Henri
23-07-1872
Berthen (59)
23-10-1916
Verdun (Meuse)
Disparu au combat
GOUDENHOOFT
Marcel
24-12-1895
Méteren (59)
08-03-1916
Vaux-devant-Damloup (Meuse)
Tué à l'ennemi
HAYART
Séraphin
15-11-1880
Boeschèpe (59)
04-08-1915
Pontavert (Aisne)
Tué à l'ennemi
JOURDIN
Edouard
26-02-1890
Godewaersvelde (59)
10-01-1915
Minaucourt (Marne)
Tué à l'ennemi
LEROY
Henri


REUBREGT
René
23-03-1894
Godewaersvelde (59)
27-04-1917
Saint-Malo (Ille et Vilainne)
Blessures de guerre
RUCKEBUSCH
Maurice
15-12-1892
Méteren (59)
03-01-1915
Ste Ménehould (Marne)
Blessures de guerre
SARTEEL
Elie
28-03-1887
Berthen (59)
14-10-1918
Forêt de Samoussy (Aisne)
Tué à l'ennemi
SHERCOUSSE
Edouard
10-03-1887
Berthen (59)
10-05-1918
Secteur de Valhey (Meurthe et Moselle)
Intoxication par les gazs
SMAGGHE
Ferdinand
14-05-1893
Méteren (59)
24-07-1915
Harbacq (Pas de Calais)
Blessures de guerre. Ambulance 10/14
SMAGGHE
Henri
19-09-1890
Méteren (59)
14-01-1917
Souain (Marne)
Blessures de guerre
SUFFYS
Julien
01-06-1883
Méteren (59)
26-09-1916
Caix (Somme)
Tué à l'ennemi
THOORIS
Paul
02-04-1892
Godewaersvelde (59)
07-03-1915
Bois Baurain (Marne)
Tué à l'ennemi
VANACKER
Georges
17-07-1891
Godewaersvelde (59)
03-03-1915
Mesnil les Hurlus (Marne)
Tué à l'ennemi
VANACKER
Joseph
03-02-1897
Godewaersvelde (59)
19-10-1917
Canal de l'Yser (Belgique)
Blessures de guerre
VANDYCKE
Florimond
29-12-1896
Méteren( (59)
07-11-1918
Véles (Serbie)
Maladie contractée au service
VANDYCKE
Théophile
01-05-1876
Méteren (59)
26-10-1916
Fort de Vaux - Verdun (Meuse)
Blessures de guerre
VERSTAVEL
Paul
01-10-1890
Godewaersvelde (59)
06-09-1914
Esternay (Marne)
Tué à l'ennemi
VITSE
Ernest
09-08-1893
Boeschèpe (59)
28-02-1918
Mesnil les Hurlus (Marne)
Tué à l'ennemi
WEENS
Géry
09-09-1891
Boeschèpe (59)
09-09-1914
Lamotte-Beuvron (Loir et Cher)
Blessures de guerre
WEENS
Henri
15-10-1888
Boeschèpe (59)
25-09-1915
Saint-Thomas (Meuse)
Tué à l'ennemi

 

Trois moines figurent parmis ces victimes

R.P. Jean de la Croix GRISON prêtre
GRISON Léon
12-03-1878
Leers (59)
13-04-1917
Versailles (Seine et Oise)
Fièvre typhoïde et pneumonie
R.P. Gabriel BERTE prêtre
BERTE Gustave
19-12-1881
Halluin (59)
25-09-1916
Frégicourt (Somme)
Tué à l'ennemi
F. Guillaume SMAGGHE Convers
SMAGGHE Gabriel
28-10-1883
Méteren (59)
06-10-1915
Souain (Marne)
Disparu au combat

 

Liste des soldats, originaires du Mont, mort pour la France durant la guerre 1939/1945

Cardinael
Ignace Julien Jean Gérard
17-06-1904
Godewaersvelde (59)
13-06-1940
Rachecourt sur Marne (Marne)
Drossaert
Maurice


Scheercousse
Hildephonse Séraphin Sébastien
27-05-1899
Méteren (59)
19-05-1942
Hazebrouck (Nord)
Hospital


Le mémorial Canadien

     Rendre à la glorieuse mémoire de nos soldats tombés en France au cours de la Grande Guerre un culte de pieuse et perpétuelle reconnaissance vraiment digne de leur héroïque et suprême sacrifice, telle fut la noble et chrétienne pensée qui a donné naissance au "Mémorial canadien du Mont-des-Cats".

Mont-des-Cats monument Canadien

     Ce projet agermé dans le cerveau et dans le coeur de généreux catholiques et, bien vite, il fut réalisé, grâce à la sympathie de leurs amis pour une si grande cause.
     Située en Flandre française, au somment du Mont-des-Cats, une des hauteurs de la chaîne des monts du nord, voisine de Cassel, l'abbaye séculaire domine les nombreux cimentières canadiens et alliés de la région.
       A l’entrée de l’abbaye a été érigée une grande plaque de marbre dédiant le monastère à nos vaillants soldats morts. Douze autres plaques plus modestes rappellent les principaux combats de nos troupes: Passchendaele, Festubert, Côte 70, Amiens, Cambrai, Valenciennes, Arras, Vimy, Courcelette, Somme, Mont Saint Eloi, Ypres.

Amiens
Vimy

     Puis, dans l’église abbatiale, l’inscription dans le marbre: « A la glorieuse mémoire des soldats Canadiens, Français et alliés tombés au champ d’honneur. Accordez-leur, Seigneur, le repos éternel », fixe au cœur même de cette maison de la prière et de la pénitence la grande pensée qui résume l’œuvre entreprise, et fait de l’Abbaye un ex-voto vivant du Canada catholique à ses enfants glorieusement tombés.

     Le 6 mars 1930, les statuts d'une association dénommée "Ligue catholique du Souvenir de la Prière perpétuelle pour les Morts Canadiens, Français et Alliés de la Guerre", étaient signés par :

                    FONDATEURS

          S.E. le Cardinal Rouleau, Archevêque de Québec
          L'Honorable H.-G. Carroll, Lieutenant Gouverneur de la province de Québec
          L'Honorable Rodolphe Lemieux, Président de la Chambre des Communes à Ottawa
          Le Brigadier Général T.-L. Tremblay, de la 5e brigade d'infanterie canadienne
          Le Colonel A.-E. Dubuc, commandant au 22e bataillon
          Le Lieutenant Colonel H. Des Rosiers, commandant au 22e bataillon
          Le Lieutenant Colonel L.-R. La Flèche, commandant au 22e bataillon

                    auxquels s'étaient joints, pour la France:

          S.E. le Cardinal Verdier, Archevêque de Paris
          S.E. le Cardinal Liénart, Evêque de Lille
          Le Maréchal Louis Franchet D'Espérey
          M. Louis Madelin de l'Académie Française
          M. René Faure, Député du Nord
          M. Michel Scalbert, Banquier à Lille
          M. Pierre Tiberghien, Industriel à Tourcoing

                    pour la Belgique:

          Le Lieutenant Général Baron de Ceuninck, ancien Ministre de la Guerre
          Le Général Médecin honoraire René Warlomont, Médecin principal divisionnaire de la 6e D.A.

     L'objet de cette association "La prière et la pénitence pour les soldats canadiens tombés en France au cours de la guerre, et leurs camarades de France et des armées alliées; l'organisation de cérémonies en souvenir des défunts de l'armée canadienne" est réalisé à l'abbaye Sainte Marie-du-Mont, par les religieux qui s'y trouvent actuellement et qui sont devenus - aux termes des actes passés officiellement - les ministres de la prière et du souvenir perpétuel.


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